New York

21 October 2014

Statement attributable to the Spokesman for the Secretary-General on the Democratic Republic of the Congo (DRC) [Scroll down for French Version]

 

The Secretary-General condemns the decision of the Government of the Democratic Republic of the Congo (DRC) to expel from the country Mr. Scott Campbell, Director of the United Nations Joint Human Rights Office.  He is also deeply concerned by recent threats against other staff of the Joint Office, in connection with their human rights work.

The Secretary-General recalls that the Congolese people have suffered grave human rights violations, which the Joint Office has, over the years, helped to document as it seeks to promote and protect their rights, while strengthening justice and accountability. Respect for human rights is absolutely essential for long-term peace and stability in the DRC. The Joint Office and the United Nations Organisation Stabilisation Mission in the DRC (MONUSCO) as a whole are mandated by the Security Council to assist the Government of the DRC and its people in this regard. By impeding the United Nations' human rights work, the Government is failing to uphold its obligations. Doing so can only be harmful for the country's progress.

In keeping with the Human Rights Up Front Initiative, the Secretary-General reiterates that United Nations staff must never be threatened or sanctioned for doing their work, which is based on the United Nations Charter and, in this instance, mandated by the Security Council.  He expresses his full confidence in Mr. Campbell. He urges the Government of the DRC to reconsider its position on his expulsion and to take urgent action to address the threats against other staff.  He encourages the Security Council to consider the implications for its work and objectives when United Nations staff are treated in this manner, and to consider possible actions.  

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur la République démocratique du Congo

Le Secrétaire général condamne la décision du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) d'expulser M. Scott Campbell, directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme. Il est profondément préoccupé par les menaces visant d'autres employés du Bureau conjoint, liées à leurs fonctions officielles.

Le Secrétaire général rappelle qu’au fil des ans le peuple congolais a souffert de graves violations des droits de l'homme documentées  par le Bureau conjoint dans le souci de  promouvoir et protéger leurs droits tout en soutenant le système judiciaire dans sa lutte contre l’impunité. Le respect des droits de l’homme est absolument essentiel pour la paix durable et pour la stabilité en RDC. Le Bureau conjoint et  l’ensemble de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) ont été mandatés par le Conseil de Sécurité d’aider le gouvernement de la RDC et son peuple à cette fin. En entravant le travail de promotion et de protection des droits de l’homme des Nations Unies, le Gouvernement a failli à ses obligations en la matière. Cela ne peut que nuire au progrès du pays.

En ligne avec l'initiative “Les droits de l’homme avant tout”, le Secrétaire général rappelle que le personnel des Nations Unies ne doit être ni menacé ni sanctionné pour avoir fait  son travail, qui repose sur la Charte des Nations Unies et, dans ce cas particulier, le mandat du Conseil de sécurité. Le Secrétaire général exprime sa pleine confiance en M. Campbell. Il exhorte le gouvernement de la RDC à revoir sa position sur son expulsion et à prendre des mesures urgentes face aux menaces visant d'autres membres du personnel des Nations Unies. Il encourage le Conseil de sécurité à examiner les implications d’un tel traitement du personnel onusien sur son travail et ses objectifs, et à envisager d’éventuelles actions.